financer-votre-formation

Comment se financer ? C'est l'une questions majeures à laquelle que tout candidat à la franchise devra réfléchir et...trouver une solution. Étape majeure du processus pour devenir franchisé, la problématique du financement est, de par son importance, l'une des plus balisées du secteur. En effet, une majorité des réseaux propose une aide au financement aux futurs franchisés choisis : via un service spécifique, via des accords avec des établissements bancaires, etc. De même ces mêmes établissements bancaires disposent eux aussi de services dédiés aux particuliers souhaitant trouver des financements pour boucler l'investissement global nécessaire à la direction d'un point de vente d'un réseau. D'autres options existent (financement avantageux par des organismes publics ou semi-publics si chômeurs, prêt à taux 0 %, etc...) et notamment celle d'un financement par le franchiseur lui-même. 

Cette option a un nom : la franchise participative. Une option assumée par certains réseaux (comme Tryba ou Carrément Fleurs), qui séduit de plus en plus mais présente tout de même quelques risques.

Avantages et inconvénients de la franchise participative
Le premier des avantages tient dans le fait de donner sa chance à des profils de franchisés à fort potentiel. Certains d'entre eux présentent de nombreux avantages (motivation, compétences, etc.) mais n'arrive parfois pas à boucler leur budget pour devenir franchisé. D'où la stratégie de groupe comme Tryba ou Carrément Fleurs de participer au financement de ces derniers. L'idée ? Entrée au capital au départ, établir un plan de remboursement avec le franchisé afin que ce dernier devienne un franchisé « comme les autres » au bout d'un temps précis. Le but de ces deux réseaux ? Non pas faire des profits ou imposer au franchisé une stratégie commerciale précise mais aider des franchisés détectés comme ayant de grandes chances de succès par leur fort potentiel.
Autre avantages, dans le cas précis d'un rachat : ne pas perdre un emplacement considéré comme stratégique. En effet, un candidat franchisé présente toutes les garanties pour reprendre un point de vente idéalement situé (n°1 ou n°1 bis). Mais il lui manque des fonds. Le franchiseur aura intérêt à aider financièrement ce dernier pour reprendre ledit point de vente plutôt que de voir un autre réseau (peut-être concurrent) reprendre l'emplacement faute de candidat aux reins financiers suffisamment solides. Cette apport du franchiseur pourra se faire par une entrée au capital ou via un apport au compte courant. Quoiqu'il arrive cette apport ne pourra excéder 40%, la participation du franchiseur devant rester minoritaire.
Dernier argument en faveur : la franchise participative sera un argument de poids pour le futur franchisé puisque cette marque de confiance sera un argument auprès des établissements bancaires qui pourraient hésiter à investir. Si le franchiseur investit lui-même dans un point de vente d'un de ses franchisés, c'est qu'il a confiance dans son concept et dans les capacités du franchisé à réussir. Une manière de rassurer un banquier à prêter l'argent nécessaire au bouclage du budget.

Mais pour ses détracteurs, la franchise participative est pernicieuse, au sens où elle renforce dangereusement le pouvoir du franchiseur sur le franchisé au point de se demander si le franchisé est toujours indépendant du franchiseur. Un doute qui va à l'encontre même de la philosophie de la franchise.

En conclusion, si le choix d'une franchise participative est faite il faudra alors que le franchisé scrute avec attention toutes les clauses et statuts liés à cette participation. Il en ira de son indépendance d'entrepreneur et de sa relation actuelle et future avec son franchiseur. Pour que la franchise participative ait une chance de succès elle ne doit rester qu'une question financière.